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Reportage inédit. Plus aucun photographe étranger ne se rend dans la ville sans protection militaire.
La première grande offensive dans la ville de Kandahar a démarré. Après 8 mois d'attente, le limogeage du Général 4 étoiles Mac Chrystal, la fuite de plusieurs milliers de documents militaires secrets par un site internet (Wikileaks) et l'un des plus grands cafouillages de l'histoire américaine en Afghanistan, les GI et leurs alliés se sont lancés dans une opération qui va être longue. Son nom de code semble venir de l'atelier d'un tatoueur : Dragon Strike. Son objectif est de taille : chasser de leur fief le mouvement islamiste des Talibans. C'est à Kandahar que les religieux avaient fondé les Talibans au début des années 90. Tout un symbole, ils en avaient même fait leur capitale, Kaboul ayant une image trop viciée et trop peu pachtoune à leurs yeux. Kandahar est la seconde ville la plus peuplée du pays. Les Talibans y font la loi. Tenir Kandahar permettra de reprendre le Grand Sud pensent les stratèges américains comparant la ville à celle de Falouja en Irak.
En réponse à la frappe du dragon, les bombes des Talibans font toujours plus de morts. Mardi soir dernier, neuf personnes dont huit enfants sont mortes dans une série de cinq explosions successives à travers Kandahar. Aucun répit pour l'insurrection, une lutte à mort. Plus tôt dans la journée, le maire adjoint de Kandahar, Noor Ahmad Nazari, a été assassiné par deux hommes alors qu'il circulait en ville. La veille, 4 policiers avaient perdu la vie dans une autre série d'attentats. Une moyenne de quatre policiers meurent chaque jour dans la province de Kandahar a indiqué un officier de la police. L'américaine déploie toujours plus de policiers, mais l'ennemi est invisible : il fait parti de la population. Les civils sont otages de cette ville-symbole.
Par Philip Poupin - 06 82 96 68 09
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