Accueil > > Article
Cinq ans après l’envoi de troupes occidentales sous mandat de l’ONU en Afghanistan, la liste des morts civils et militaires continue de s’allonger. Les Afghans déchantent et donnent un nouveau crédit aux Talibans.
Les différents mouvements insurgés revendiquent depuis début 2006 plus d’un attentat mortel par semaine. Presqu’un par jour à certaine période. Chaque attaque tue quelques soldats de la coalition de l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord (OTAN)[1], des policiers afghans, ou plusieurs civils, parfois tous à la fois. La tendance s’accentue malgré une pause durant l’hiver, les neiges freinant les déplacements. De nombreux observateurs prévoient un regain des activités terroristes au cours du mois de mars prochain. Le terme Taliban n’est cependant plus adapté pour désigner ces militants armés car les groupes se sont diversifiés. Le fondement de leur lutte reste le rejet d’un occupant étranger et infidèle à l’Islam. Ces nouveaux visages de l’insurrection armée sont qualifiés par quelques chercheurs de « néo-Talibans ».
Les techniques de combat sont aussi simples que fourbes. Il n’y a ni front, ni campement d’insurgés bien définis. C’est une guérilla faite de paysans, d’étudiants en religion, de gens finalement assez ordinaires et de quelques combattants étrangers pour les instruire. Les cibles des attaques sont principalement les convois de troupes étrangères se battant sous le commandement de l’OTAN, ainsi que les symboles de l’Etat : ministères, gouverneurs, écoles, etc. Les attentats-suicide et les mines déclenchées à distance sont les deux principales armes de ces insurgés.
Alors que la traque de Ben Laden et de son réseau semble être passée aux oubliettes par faute de résultat, une guerre de moyenne intensité perdure en Afghanistan.
Afghanistan - 2006
Tous droits réservés © Réalisation Cap Créa Web, création de sites Internet 2007 - Informations légales - Liens